dimanche 14 juillet 2013

Des Expositions Photographiques Junas Festival 2013

20 ans de Festival en Affiche!

Une exposition des 20 affiches des 20 éditions du festival Jazz à Junas réalisées la plupart du temps par des lycéens, mais aussi des artistes professionnels;

Lieu: Temple de Junas avec en plus les vitraux réalisées  par Daniel Humair

20 ans de festival en photo

Artistes photographiés à Junas lors des divers festivals.

1 juillet  27 juillet Sauramps Odyssée à Montpellier

Jazz en rues

Exposition en extérieur de photos prises lors des différentes éditions à Junas par Jeanne Davy, Vincent Bisbal, Moussa Djouder, Cherif Boubrit, Antoine Darnaud, Frank Bigotte.

12 juillet - 20 juillet Place de l'avenir à Junas



Des peintres dans les Carrières de Junas 2013

                                              Jean-Pierre Brethon Junas 2012

Cet été les Contemporains Parallèles renouvellent leurs exploits pour Jazz à Junas.
 Ils seront à nouveau à peindre 'in situ'.

Autour des trois 'anciens' (Jean-Marc Stetka, Pascale Depardon et Albert Martin) il y a la 'nouvelle vague' Philippe Roussel, Olivier Calderon et Damien Girard. Ils seront présents sur le site le 17, 18, 19 juillet. Outre le festival de Junas, leurs partenaires sont le Conseil Général du Gard et le Crédit Mutuel de Nîmes.

Plus dans le Midi Libre: http://www.midilibre.fr/2013/06/30/nimes-ils-realisent-des-toiles-en-direct,724871.php

samedi 13 juillet 2013

Les Vitraux de Daniel Humair du Temple de Junas

Photos prises pendant l'inauguration du Temple de Junas renové et des vitraux realisés par Daniel Humair






Inauguration des nouveaux vitraux au Temple de Junas




Samedi 13 juillet : Gérard Pansanel / Antonello Salis Duo

17h00 au Temple
INAUGURATION des nouveaux vitraux du temple réalisés par DANIEL HUMAIR
L'association Jazz à Junas, la Mairie, l'ART et la Communauté Protestante auront l'honneur d'accueillir et de vous faire découvrir les nouveaux vitraux du Temple. Une œuvre réalisée par le batteur de renommée et peintre respecté Daniel Humair, en collaboration avec Eric Linard, grand spécialiste français de la sérigraphie et de la fabrication de vitraux contemporains, qui a aussi permis de réaliser ce projet remarquable. Le Temple de Junas fera partis des rares Temples français où les vitraux sont l'œuvre d'un artiste contemporain.





18h00 au Temple (gratuit)
GERARD PANSANEL et antonello Salis Duo Languedoc-Roussillon-Italie
                                                
Voilà plus de 20 ans, qu’en concert ou sur les albums Calypso, Cinecittà, Beatles Stories, Voices, Nino Rota / Fellini & Navigators, le languedocien Gérard Pansanel et le sarde Antonello Salis, tous deux natifs du signe du poisson, ont uni leur tempérament méditerranéen et généreux pour une musique colorée et vigoureuse. Tout au long d'un parcours, ils se sont produits ensemble ou séparément dans toute l’Europe, au Japon, USA et Canada, au Brésil, en Afrique et au Cap Vert, aux côtés de Chick Corea, Pat Metheny, Paolo Fresu, Archie Shepp, Billy Cobham, Michel Portal, Aldo Romano, Henri Texier, Richard Galliano et L’Orchestre National de Jazz…
2 jazzmen de talent au service d’un répertoire emblématique de la pop’rock ! 


Gérard PANSANEL : Guitare et Antonello SALIS : Piano

vendredi 12 juillet 2013

Jazz à Junas et le Cinéma

A partir de mercredi 17 juillet et jusqu'au samedi 20 juillet Jazz à Junas a programmé des films de jazz dans le Cinéma le Venise à Sommières pour le prix sympa de 3 euros!!





Mercredi 17 juillet
16h00 au Cinéma le Venise à Sommières
L'HOMME AUX BRAS D'OR, fiction d'Otto Preminger, 1955, 119 min
avec Frank Sinatra, Eleanor Parker et Kim Novak. Musique : Elmer Berstein.
Frankie Machine (Frank Sinatra) héroïnomane, revient de prison où il a suivi une cure de désintoxication. Devenu batteur pendant sa détention, il choisit d’exercer honnêtement le métier de musicien dans sa ville de Chicago. Mais d’anciennes fréquentations et sa relation trouble avec une épouse infirme l’incitent à reprendre ses activités de petit malfrat qui le conduisent fatalement à l’héroïne. Après bien des péripéties, il est sauvé par l’amour d’une voisine (Kim Novak)… "Le film est célèbre pour avoir été distribué sans l’aval du code de censure qui refusait son sceau à une fiction traitant aussi ouvertement de la drogue … Le jazz est pour la première fois la colonne vertébrale d’une partition pour le cinéma". (Extrait de Gilles Mouëllic, Jazz et cinéma, Collection Essais, Cahiers du cinéma)


Jeudi 18 juillet
16h00 au Cinéma le Venise à Sommières
AUTOUR DE MINUIT, fiction de Bertrand Tavernier, 1986, 2h13 min
avec Dexter Gordon François Cluzet, Lonette Mac Kee, Herbie Hancock. César du meilleur son et Oscar de la meilleure musique en 1987.
Dale Turner (Dexter Gordon) est un saxophoniste américain qui vit à Paris dans les années 1950. Il devient ami avec un dessinateur français Francis Borler (François Cluzet) qui tente de le sortir de son alcoolisme. Il y parviendra en partie, devenant l’ami ce saxophoniste dont le personnage est inspiré par deux figures de l’histoire du jazz: le saxophoniste Lester Young et le pianiste Bud Powell. Parmi les musiciens qui accompagnent Dexter Gordon : Herbie Hancock, le compositeur de la bande originale enregistrée en direct live, Billy Higgins (batterie), Eric Le Lann (trompette), John Mac Laughlin (guitare), Pierre Michelot (basse), Wayne Shorter (sax ténor), Ron Carter (basse), Freddie Hubbard (trompette)…

Vendredi 19 juillet


16h00 au Cinéma le Venise à Sommières
TRIBUTE TO PAOLO FRESU  avec  2 documentaires :
- !50, quinquagénèse, documentaire de Marthe Le More, 48min, 2012
Figure centrale du jazz européen et invité d’honneur cette année de Jazz à Junas  Paolo Fresu a fêté  en 2011 ses 50 ans. Il a organisé à cette occasion un événement unique, les «! 50», ou 50 concerts itinérants en Sardaigne, en compagnie de quelques amis et de multiples musiciens. La réalisatrice qui a accompagné le trompettiste dans ce périple invite son public à découvrir le patrimoine sarde en musique, en nous projetant au coeur de réserves naturelles, de sites archéologiques ou des places de villages.
- Una storia normale, documentaire de Cathy Rocchi, France 3 Corsica , 53 minutes, 2010
Paolo Fresu a une pratique régulière de l’écriture. Ce film se présente comme un récit autobiographique : le trompettiste raconte  son enfance dans son village sarde, l’éveil de sa vocation avec  la   découverte de musique et de l’instrument, ses rencontres avec différents musiciens. On l’accompagne dans ses constants voyages, à l’écoute de ses concerts.

Samedi 20 juillet


16h00 au Cinéma le Venise à Sommières
A L'ECOUTE DES PIERRES documentaire de Guy Lochard et Edmond Zimmerman, 2013, 52min
Depuis 19 ans, Jazz à Junas a offert à son public un parcours dans le jazz d’un grand nombre de pays européens (de l’Espagne à la Norvège, de la Belgique à la Hongrie) puis de trois grandes villes des Etats-Unis (New-York, Chicago, La Nouvelle Orléans) tout en proposant des rencontres avec des musiciens français résidant pour beaucoup dans la région. Le film restitue des moments forts de ces concerts. Des musiciens font part de  leurs regards sur le festival, de leurs émotions et de leurs souvenirs marquants.
Débat avec les réalisateurs et les programmateurs du festival.



jeudi 11 juillet 2013

Samedi 20 juillet: grande soirée Daniel Humair, Jon Hassel et Paolo Fresu


Samedi 20 juillet


14h00 à Corbières
ENTRE LES LIGNES, Impromptu sur fil souple Languedoc-Roussillon / Allemagne
Un projet inédit pour clore cette matinée avec un projet original mêlant art du cirque et musique électronique. Le trio réunit une fil-de-fériste berlinoise, un compositeur nîmois et une violoniste de Montpellier. Ces trois artistes poussent les limites de l'instant dans un spectacle où l'improvisation se définit comme l'acceptation des accidents et des surprises de la voie tracée par la rencontre des sons et des acrobaties.
Véritable création, le trio a été sélectionné pour participer à Solycirco, prestigieux festival allemand des arts du cirque à Sylt, et y a remporté le prix de l'innovation.
Sarah TRÄGNER : Funambule,  Marion DIAQUES : violon et  Arnaud BERTRAND : Electro divers













18h00 Temple
DAVID ESKENAZY TRIO Languedoc-Roussillon
Le David Eskenazy Trio présente une musique entièrement originale, puissante et lyrique pour la sortie de son premier album « From the ancient world » (La Buissonne, Label Ophelia, 2012).
Ce répertoire tantôt cousu main dans une écriture simple et raffinée, tantôt taillé dans la roche aux ostinatos massifs et évocateurs -et souvent passant de l’ un à l’ autre dans un lyrisme rageur- puise dans les mystères profonds, la grâce sobre du baroque, la tendresse intime des harmonies romantiques, et le vivier des langages rythmiques du jazz moderne.
      


            
21h00 dans les Carrières 
DANIEL HUMAIR QUARTET "Sweet and Sour" Suisse / France
Nom de légende dans l’histoire du Jazz et pourtant tellement actuel. A 75 ans, il nous livre assurément l’une de ses plus belles rencontres au sommet, ses réunions dont il a le secret et qui forcent le respect, la passion, la puissance et l’amour pour la musique. Le temps a pris toute sa mesure dans ce nouveau Quartet, celui de la rencontre, de l’échange, de l’écoute de l’un pour l’autre et surtout ce plaisir inégalé de transmettre une joie simple mais tellement évidente. Simplement jubilatoire !
« …J’ai, à chaque prestation de ce nouveau groupe, une sensation de bien être, de jubilation, de complicité, l’impression d’avoir fait un pas en avant et je n’ai qu’une envie: vite recommencer et me remettre encore en question. » Daniel Humair
Daniel HUMAIR : Batterie, Vincent PERANI : Accordéon, Emile PARISIEN : Saxophones, Jérôme REGARD : Contrebasse













22h30 dans les Carrières
JON HASSELL et PAOLO FRESU QUINTETUSA/Italie/Algérie
Un projet inédit pour terminer ce 20ème festival avec l'un des maîtres du Jazz électronique, le trompettiste Jon Hassell. Considéré comme un trés grand précursseur des musiques électroniques et pour être le créateur de la Fourth World Music, une combinaison de musiques anciennes et de traitements technologiques futuristiques, il est source d'inspiration de nombreux et célèbres artistes comme Nils Petter Molvaer, Bugge Wesseltoft, Eric Truffaz...et Paolo Fresu bien évidemment.
Ce projet en quintet et une création spécialement pour le Festival de Junas avec la mise en place de séances de répétitions durant la semaine du festival.
Un projet hors du commun avec un artiste emblématique et très très rare en Europe. A ne pas rater, cela va de soit !
Jon HASSELL : Trompette, Paolo FRESU : Trompette, Rick COX : Guitare, Kheir-Eddine M'KACHICHE: Violon,Peter FREEMAN : Basse

Life and career[edit]

Born in Memphis, Tennessee,[1] Hassell received his Master's degree from the Eastman School of Music in Rochester, New York. During this time he became involved in European serial music, especially the work of Karlheinz Stockhausen, and so after finishing his studies at Eastman, he enrolled in the Cologne Course for New Music for two years (founded and directed by Stockhausen). Hassell returned to the U.S. in 1967, where he met Terry Riley in Buffalo, New York and performed on the first recording of Riley's seminal work In C in 1968. He pursued his PhD in musicology in Buffalo and performed in La Monte Young's "Dream House" (aka Theatre of Eternal Music) in New York City.
On his return to Buffalo in the early 1970s, Hassell was introduced to the music of Indian Pandit Pran Nath, a specialist in the Kiranic style of singing. Hassell, Young, Marian Zazeela (Young's wife) and Riley went together to India to study with Nath. His work with Nath awoke his appetite for world music, and on the album Vernal Equinox, he used his trumpet to imitate the vocal techniques of Nath (treated with various electronic effects) where he stated:
"From 1973 up until then I was totally immersed in playing raga on the trumpet. I wanted the physical dexterity to be able to come into a room and be able to do something that nobody else in the world could do. My aim was to make a music that was vertically integrated in such a way that at any cross-sectional moment you were not able to pick a single element out as being from a particular country or genre of music."[2]
In 1980, he collaborated with Brian Eno on the album Fourth World, Vol. 1: Possible Musics. Hassell's 1981 release, Dream Theory in Malaya, led to a performance at the first World of Music, Arts and Dance (WOMAD) Festival, organized by Peter Gabriel. He performed and co-wrote tracks on David Sylvian's first solo album Brilliant Trees, and its instrumental follow-up Words with the Shaman. In the late 1980s, Hassell contributed to Gabriel's Passion: Music for The Last Temptation of Christ, the soundtrack album for Martin Scorsese's film, The Last Temptation of Christ. Hassell and Pete Scaturro composed the electronic theme music for the television show The Practice. In 1989, Hassell contributed to the Tears for Fears album The Seeds of Love.

Style[edit]

Hassell coined the term "Fourth World" to describe his musical style, as expressed both in his trumpet playing and in his approach to composition. This musical conception combines the philosophy and techniques of minimalism with Asian and African styles, and relies heavily on the use of electronic instruments. Critics of Hassell's style have noted its incorporation of New Age and world music styles, but have also detected the influence of Miles Davis, particularly Davis' use of electronics, modal harmony and understated lyricism.[3] Both on record and during live performances, Hassell makes use of traditional western instruments—keyboards, bass, electric guitar, and percussion—to create modal, hypnotic grooves, over which he plays microtonally-inflected trumpet phrases in the style of Nath's Kiranic vocals.[4]


site de Jon Hassell: http://www.jonhassell.com/








Tarif soirée : 25 euros (Tarif plein), 20 euros (Tarif réduit), gratuit moins de 16 ans













lundi 8 juillet 2013

Vendredi 19 juillet: grande soirée: BojanZ, Paolo Fresu et le Philip Catherine Quartet

Vendredi 19 Juillet 2013



18h00 au Temple (gratuit)                                                                                                                                                  
PETRAS VYSNIAUSKAS et VERONIKA POVILIONIENE DUOLituanie
Un des tout premiers artistes invité par le Festival Jazz à Junas en 1994 (1ère édition) pour la mise à l'honneur de la Lituanie, le saxophoniste Petras Vysniauskas sera présent 20 ans après avec un duo hors du temps avec Veronika Povilioniene,chanteuse traditionnelle lituanienne.
 Petras VYSNIAUKAS : Saxophones et Veronika POVILIONIENE : Chant



21h00 dans les Carrières 
PAOLO FRESU et BOJAN Z DUO  Italie / Croatie
Citoyen d'honneur du village de Junas depuis 2003, Paolo Fresu ne pouvait pas être absent de ce 20ème anniversaire !Bojan Z quant à lui avait marqué l'histoire du festival en 2005 avec un concert inoubliable dans les carrières. Retrouver ces 2 grands artistes côte à côte pour un concert en duo très rare sur la scène internationale, promet un moment magique ! Deux personnalités bien différentes : Bojan qui brutalise son piano, qui en sort des sons inouïs, entre romantisme, cynique et amour vache. Et Paolo, un son qui donne le frisson, des mélodies envoutantes ; un phrasé d’une géniale subtilité ; du début à la fin, du grand art !!!
Paolo FRESU : Trompette et Bojan Z : Piano












22h30 dans les Carrières
 PHILIP CATHERINE QUARTET Belgique
“ 70th Birthday Tour ”
Depuis les années 60, Philip Catherine s’est imposé comme une figure incontournable de la scène jazz européenne, enregistrant une quinzaine d’albums mémorables. Lancé à 18 ans, il tourne en Europe avec le trio de Lou Bennett et participe activement à la confection des disques September Man et Guitars. Ses collaborations ultérieures avec des grands artistes comme Charles Mingus, Chet Baker, Dexter Gordon, son style unique et son engagement musical, exerceront une influence décisive sur le microcosme.

Pour Junas, il viendra nous présenter son tout nouvel album avec de toutes nouvelles compositions, mais aussi quelques clin d'œil à Cole Porter par exemple. Cette formule en quartet, qu'il chérit particulièrement, lui donne le support rythmique nécessaire pour déployer toutes les facettes de sa musique: un groove irrésistible et des accents rock soutenant des envolées intenses dont il est un maitre incontesté.
 “Philip Catherine est un des derniers “romantiques” du jazz...parfois avec ces airs de simplicité qui vous font croire que rien n’est plus facile que d’observer un photon dans sa course. Le grand art.” Francis Marmande, Le Monde
Philip CATHERINE : Guitare, Philippe AERTS :  Contrebasse, Nicola ANDRIOLI : Piano, Antoine PIERRE : Batterie


Le joyeux jazz de Philip Catherine

0608917017823_230Philip Catherine s'inscrit dans une prestigieuse lignée de guitaristes de jazz, qu'ils soient Français ou Belges, dans le sillage de Django Reinhardtet de René Thomas. J'ai assisté l'année passée à deux concerts fastes du Belge (éblouissant  en solo dans le programme Guitarissimo dufestival de Jazz de Montréal en juin ; tout en lyrisme, en densité, en subtilité harmonique, avec le pianiste Nicola Andrioli, au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, le 5 décembre). A chaque fois le guitariste a montré le meilleur de ses facettes : un technicien hors-pair, un compositeur de thèmes aux harmonies uniques, un mélodiste d'exception, et un boute-en-train inégalable. Nous nous sommes également rencontrés en août à Bruxelles lors d'un reportage. Nous avons déjeuné avec Daniel Léon, le patron du label de jazz Igloo. Sur scène, à la ville, on ne s'ennuie jamais en sa présence. De surcroît, quelle mine d'infos et d'anecdotes sur le jazz! Tout début janvier, Aldo Romano invitait Philip Catherine au Sunset. L'occasion de prolonger la conversation. En quintet, le guitariste nous gratifie du disque Côté Jardin, un massif de pièces raffinées qui sort le 30 janvier. La formation met en avant, comme compositeur et comme instrumentiste, le prometteur Nicola Andrioli.
D'où vient le talent de dérider les gens d'une boutade?
Je n'essaie pas d'être drôle. Je m'exprime, c'est tout. Je me vois mal rester silencieux sur scène en attendant les bras croisés que le concert commence. J'ai tendance à exprimer les choses. Pendant que j'accorde la guitare, je commente : « j'accorde la guitare »... Tout le monde rigole. Peut-être les gens rient-ils de moi? Peut-être me trouvent-ils bizarre? Or je suis simplement naturel. Je ne prépare pas mes « sorties ».  La musique, en revanche, elle, je la travaille!
On tombe parfois sur des titres de morceaux cocasses sur Côté Jardin, commeSeven Teas ...
En présentant le titre, je précise à la cantonade que je viens de passer le cap des soixante-dix ans. !cid_5FFB5157-349C-40BB-AD0D-AC4E4D71E01E@homeSeven Teas fait rigoler, car la formule présente la même sonorité que le mot « Seventies ». Cela ne me dérange aucunement de pratiquer l'humour à mes dépens. J'apprécie les titres contenant de l'humour comme ceux des tableaux du Belge Paul Magritte. Celui-ci, par exemple : « J'ai laissé partir deux-trois clients sans payer »... J'aime bien les titres de Martial Solal, bourrés de jeux de mots. Je me souviens que Chet Baker, dont j'ai été partenaire dans les années 80, montrait beaucoup d'humour et ne rechignait pas aux jeux de mots. Sur son agent hollandais, Wim Wigt, un jour où ce dernier avait énervé Chet, il avait trouvé ceci : « nous sommes tous des Wim Victims » !
Que gardez-vous à l'esprit de Chet ?
Une précision me paraît nécessaire. On évoque la plupart du temps son sens de la mélodie. Son lyrisme. Des talents indéniables. On omet souvent d'ajouter que Chet incarnait une école de la mise en place rythmique. C'est pourquoi il était si facile de jouer avec lui. Chaque note avait une expressivité, une longueur, une intensité... et se trouvait au bon endroit. Chet mettait sa vie dans son jeu. Notez, cette dernière affirmation ne veut rien dire : aujourd'hui, quelqu'un de pas doué peut mettre sa vie dans son instrument... et mal jouer!
Une surprise, votre fille apparaît sur le morceau-titre...
Isabelle a commencé comme DJ au Café d'Anvers. Elle chante sur Côté jardin avec beaucoup de justesse, en conservant néanmoins une touche émouvante dans la voix. J'ai composé le titre pour elle. Jacques Duvall a écrit les paroles.
Je me suis fait tout petit, la chanson de Georges Brassens, est la seule reprise du disque
!cid_AA740D32-CB6A-4EB6-8A5F-141680003984@homeBrassens m'a accroché dès la première écoute, au début des années cinquante. Mais pas en raison des textes! Ce que je trouvais extraordinaire, c'est la musique. Il y a quelque chose d'inimitable dans son phrasé. Le jeu de Brassens possède un côté amateur, pourtant travaillé. J'ai rarement entendu des musiciens réussir à l'imiter. Quelles jolies mélodies! Quand j'vaias 15 ans, je le préférais à Brel... et de loin! Evidemment, lorsque François Rauber est arrivé pour arranger et orchestrer la musique de Jacques Brel, alors là je me suis mis à adorer Brel. Le premier guitariste que j'ai entendu à la radio, c'était Brassens! Les programmateurs en passaient souvent. Puis mon père a acheté les 78 Tours. Alors, pour passer les disques, je tournais la manivelle! A m'en user les avant-bras. Je devais avoir envie de l'écouter,vous ne vous imaginez pas : il fallait changer les aiguilles du phonographe sans arrêt. Brassens reste associé à ma découverte de la guitare.
Au Centre Wallonie, j'ai adoré l'interprétation bluesy d'Over The Rainbow. Le Blues, un jardin secret?
Considérez Little Richard et Fats Domino comme des influences importantes. Je garde le souvenir extraordinaire d'un concert avec BB King. Il tournait en Europe, et m'avait invité sur scène au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Nous devions jouer deux morceaux. Nous avons joué trois-quarts d'heure ensemble. J'ai adoré. BB King m'avait affirmé que le guitariste qui l'avait le plus marqué était Django Reinhardt : (Philip change de ton). Le jeu de Django pouvait être pétri de Blues.
Quel regard portez-vous sur Django Reinhardt aujourd'hui?
J'ai découvert Django très tôt, grâce à mon professeur de guitare. Je n'ai jamais cessé de trouver les improvisations époustouflantes, surtout la période fougueuse de la fin des années quarante, avec Hubert Rostaing, aujourd'hui rééditées sous un coffret VOGUE. Django inventait sans cesse. Le flux ne s'interrompt jamais. Il m'influence encore. Je n'exagère pas : les disques « électriques », j'ai dû les écouter 100.000 fois.  J'affirme que Django, aujourd'hui, est encore plus fort qu'on ne le croit. Demain (le 4 janvier), je projette de visiter l'exposition de la Cité de la Musique.
Django, vous le considérez comme un compatriote?
Django ? Il est né à Liberchies, certes. Mais en Belgique, il n'a fait que naître!
Quelle est la caractéristique du jazz belge?
Il s'agit d'une scène vivante, ouverte, qui a su se nourrir des influences de tous les musiciens, de tous les styles. Mais, c'est un petit pays par sa géographie. Les musiciens ne peuvent pas s'empêcher d'aller voir ailleurs. Si vous roulez pendant 200 km en ligne droite, vous vous retrouvez en Hollande, en France, en Allemagne, au Luxembourg... ou dans la mer!
Bruno Pfeiffer
CD
Philip Catherine : Côté jardin – Challenges/Distrart (Nicola Andrioli, piano; Philippe Aerts, double basse; Antoine Pierre, batterie; Philippe Decock, claviers; Isabelle Catherine, chant)
Crédit photo : Jacky Lepage



Philip Catherine au Vigan


Tarif soirée : 25 euros (Tarif plein), 20 euros (Tarif réduit), gratuit moins de 16 ans

samedi 6 juillet 2013

Jeudi 18 juillet: soirée Tigran Hamasyan

18h00 au Temple (gratuit)
GABOR WINAND et OLAH KALMAN Duo Hongrie                                    
Pays à l'honneur du festival Jazz à Junas 2009, la Hongrie prend une place de plus en plus importante au niveau de la scène européenne.
Un des musiciens de jazz phare en Hongrie, Gabor Winand nous propose un duo avec un jeune talentueux pianiste hongrois Olah Kalman. Véritable alchimie entre musique traditionnelle hongroise et modernité, ce duo est une rencontre malheureusement trop rare qui sera à découvrir dans le temple de Junas.
Gabor WINAND : Chant et Olah KALMAN : Piano







21h00 dans les Carrières    
ERNST REIJSEGER et MOLLA SYLLA feat. le Choeur Concurdu et Tenore de Oresei Pays-Bas/Sardaigne       
"Requiem For a Dying Planet”
En 2006, le réalisateur allemand Werner Herzog demandait à Ernst ReijsegerMola Sylla et le chœur sarde Cuncordu et Tenore de Orosei de créer la musique originale du filmRequiem For a Dying Planet. Nous aurons la chance de pouvoir accueillir ces formidables artistes pour un concert unique en France cet été !!!
Ernst Reijseger, en compagnie de Mola Sylla, nous avait ébloui en 2006 lors d’un concert au temple de Junas. Ils pourront cette fois partager l'étendue de leur créativité et leur sensibilité dans l'écrin des carrières de Junas.
Requiem For a Dying Planet n'est pas le chant funèbre anticipé de notre planète, mais un hymne à la Terre et à la beauté de la vie !
Ernst REIJSEGER : Violoncelle, Mola SYLLA : Percussions et chant, Massimo ROYCH : Chant, Luca FRAU : Chant, Piero PALA : Chant, Mario SIOTTO : Chant Patrizio MURA : Chant 

 22h30 dans les Carrières
TIGRAN HAMASYAN QUINTET  Arménie / USA
"Shadow Theater”  
Le premier concert de Tigran Hamasyan sur un Festival français c'était déjà à... Junas en 2001 ! Il n'avait que 14 ans ! Récompensé par le prix Thelonius Monk en 2006 (une des plus prestigieuses récompenses dans le monde du jazz), décerné par un jury impressionnant - composé notamment de Wayne Shorter, Stevie Wonder et présidé par Herbie Hancock - ce jeune pianiste arménien est en train de conquérir le monde du jazz.
Il est la nouvelle star du piano à la technique démoniaque et aux allures de rocker. Pas étonnant quand on sait que ses premières amours musicales furent Deep Purple ou Led Zeppelin et qu'il revendique aujourd'hui, autant Miles Davis ou Herbie Hancock que le hard rock parmi ses influences.
Mais l'Arménien de Californie puis de New-York n'oublie pas ses racines ; il réussit à marier harmonieusement mélodies d'inspiration traditionnelle et rythmes ravageurs, climats aériens et délicats, et frappes saisissantes de la batterie. Nous le retrouverons ici avec le dernier projet de son quintet, dont un album sortira bientôt. A ne pas rater !
Tigran HAMASYAN : Piano, ARENI : Chant, Sam MINAIE : Contrebasse, Ben WENDEL : Saxophones, Nate WOOD : Batterie

biography

Tigran Hamasyan is a young musician born 1987 in Armenia.  In 2003, Tigran moved with his family to Los Angeles, California.  He began playing piano at the age of 3.  Since the age of 13, he has played in European festivals.  His reputation has steadily grown with every performance.
He has won prestigious piano competitions, most notably, the 2006 Thelonious Monk jazz piano competition under supervision of Herbie Hancock.  He has earned serious recognition with 4 albums and hundreds of concerts all around the world (Montreux, Montreal, North Sea, Juan Les Pins, Marciac, London Jazz Festival, Winter Festival in NY).  Recently, Tigran was named the winner of the 2013 Vilcek Prize for Creative Promise in Contemporary Music.
A-may-zing!   Now, Tigran, you are my teacher”- Herbie Hancock, on stage Festival Orleans Jazz
A mature and great and rich and deep artist“ – Chick Corea, August 2011
He plays piano like a raga, the next Keith Jarrett“ – Trilok Gurtu,  Theatre Du Chatelet March 2011
 “Tigran really grabbed me, in this really cool way“ -  Brad Mehldau, NY Times 2011
 His first album for Universal, recorded in Paris on solo piano, “A Fable”, was released in 2011.  It sold impressively for an instrumental album with 30,000 units.  It received acclaim throughout including winning a French Grammy award in 2011.  Tigran’s rising stature in music garners notice globally wherever he has been able to be heard.
Where so much contemporary jazz can be a dreary display of muscle memory, Tigran has found a way to keep improvisation fresh and lyrical. Other jazz musicians would be wise to take note.” – The Guardian
Tigran stands out for his burning intensity” – The Telegraph
 ”Loving the Tigran album on Verve – a big talent…” – Gilles Peterson, live session
With a firm yet delicate touch, Tigran lets the melody sing” – NPR
Brilliant musician” – Later with Jools Holland
His touch is sublime” – Downbeat
Tigran’s unique profile displays dazzling piano dexterity with an undeniably profound sense of composition.  He’s equally at ease with jazz, classical music, Armenian popular repertoire, rock, heavy metal, or avant-garde.
His new album “Shadow Theater”, recorded with his band, is due to be released Fall 2013.  It exhibits continued growth as an original artist.  It is fueled by his passion, atmospheric punk jazz improvisations fused with the rich folkloric music of his native Armenia.  “Shadow Theater” is a fresh, inspiring sound that combines many colorful elements, capturing the listener into a musical journey.
Tigran is preparing a band tour for Fall of 2013 and targeting a worldwide release date for the album in early September.  The first single will be released in late March.  A music video of the single from the new album along with remixes by Prefuse73, LV and Arthur Hnatek to follow.

http://www.tigranhamasyan.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tigran_Hamasyan




 http://youtu.be/uyvdIdGgVr8