mardi 5 janvier 2016

R.I.P., Paul Bley


Photo of Paul Bley by Hans Kumpf / ECM Records 

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Paul Bley, the Montreal-raised pianist and giant of free jazz who famously played with Ornette Coleman, Charles Mingus, has died at the age of 83, according to the statement below by his daughter:
“Dear Friends,
“I’m deeply saddened to tell you that my father passed yesterday. Below is our official statement. He was at home and very comfortable with family at his side.
“Thank you,
“Vanessa Bley
“PAUL BLEY OBITUARY
“Paul Bley, renowned jazz pianist, died January 3, 2016 at home with his family. Born November 10, 1932 in Montreal, QC, he began music studies at the age of five. At 13, he formed the “Buzzy Bley Band.” At 17, he took over for Oscar Peterson at the Alberta Lounge, invited Charlie Parker to play at the Montreal Jazz Workshop, which he co-founded, made a film with Stan Kenton and then headed to NYC to attend Julliard.
“His international career has spanned seven decades. He’s played and recorded with Lester Young, Ben Webster, Sonny Rollins, Charles Mingus, Chet Baker, Jimmy Giuffre, Charlie Haden, Paul Motian, Lee Konitz, Pat Metheny, Jaco Pastorious [sic] and many others. He is considered a master of the trio, but as exemplified by his solo piano albums, Paul Bley is preeminently a pianists’ pianist.
“He is survived by his wife of forty three years, Carol Goss, their daughters, Vanessa Bley and Angelica Palmer, grandchildren Felix and Zoletta Palmer, as well as daughter, Solo Peacock. Private memorial services will be held in Stuart, FL, Cherry Valley, NY and wherever you play a Paul Bley record.”
In 2008, Bley was named a member of the Order of Canada, the official announcement said, for “his contributions as a pioneering figure in avant-garde and free jazz, and for his influence on younger jazz pianists.”
…which was, in fact, understating things. It’s true that everyone from Keith Jarrett to Frank Kimbrough to Aaron Parks has been influenced by Bley, but non-pianists have been similarly struck too. Pat Metheny told my colleague Doug Fischer some years ago that his life was changed by Bley’s All the Things You Are solo on Sonny Rollins’ 1963 album Sonny Meets Hawk. “When I heard Paul Bley’s piano solo, a whole new universe of harmonic possibilities opened up from me,” Metheny said. “All these decades later, I still of it as one of the greatest solos in jazz history.
“Even a non-musician can sense something amazing is happening,” Metheny continued. “On one level what he’s doing is very complex, but it’s also completely accessible, very open. Bley simply allows each musical idea to go to its natural conclusion — and in the end, something very personal becomes very universal.”
A legendary raconteur who witnessed and was involved with the greatest jazz players over the last 60-plus years, Bley was also a famously quotable philosopher of improvisation and life: For now, just these choice quotes:
1) “Practice makes perfect. Imperfect is better.”
2) “Music paper is senile. Recordings do a better job.”
3) “Rehearsals are counterproductive. Repetition is a downward spiral.”

A quick appreciation by Hamilton-based pianist Adrean Farrugia on Facebook:
“Rest in peace Paul Bley.
“To me, Paul Bley is the greatest and most historically significant jazz pianist Canada has ever produced. Never putting public approval ratings and record sales before his commitment to his honest development as an artist Paul Bley carved out a sound and style that was truly unique, mysterious and beautiful.
“He was an important influence on many of history’s greatest forward looking improvising artists, such as Keith Jarrett and many others
“I met him at the Blue Note in NYC in 2008 while on my honeymoon with my wife Sophia. His duo performances that night with Charlie Haden were deep and personal and stayed with me for a long time.
“I’ll always be grateful for your music Mr. Bley. Thank You.”
Rest in peace, Paul Bley.

dimanche 3 janvier 2016

Meilleurs voeux pour 2016

Meilleurs voeux pour 2016 et  n'oubliez pas de venir voir et écouter les concerts de Jazz à Junas



Carte envoyée par un Bénévole philosophe militante de Jazz à Junas 

vendredi 1 janvier 2016

Mort de la chanteuse soul américaine Natalie Cole


Natalie Cole lors de la cérémonie des Latin Grammy Awards à Los Angeles en 2013.
Natalie Cole lors de la cérémonie des Latin Grammy Awards à Los Angeles en 2013.ROBYN BECK / AFP

La chanteuse soul américaine Natalie Cole, fille de la légende du jazz Nat King Cole, est morte à l’âge de 65 ans, a annoncé sa famille vendredi 1er janvier. Elle est morte jeudi d’une insuffisance cardiaque dans un hôpital de Los Angeles après des complications dues à une greffe de rein.

« Natalie a mené une féroce et courageuse bataille, mourant comment elle a vécu… avec dignité, force et honneur. Notre mère et sœur bien aimée nous manquera beaucoup et restera inoubliable dans nos cœurs pour toujours »,écrivent dans un communiqué son fils, Robert Yancy, et ses sœurs, Timolin et Casey Cole.

Un duo virtue



www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/01/01/mort-de-la-chanteuse-soul-americaine-natalie-cole_4840825_3382.html#pCrz8bbETLO8hBHC.99

Cocnert au Cratère Alès le lundi 11 janvier


Lundi 11 janvier 2016 à 20h30
Alès, Le Cratère
ROMANO / SCLAVIS / TEXIER
Aldo Romano (batterie), Louis Sclavis (clarinette) et Henri Texier (contrebasse)
Au tout début des années 90, le créateur de la Semaine de jazz de Brazaville réunit, sous la houlette du photographe Guy Le Querrec, trois monstres sacrés : Romano, Sclavis, Texier. Pendant trois semaines ils sillonnent six pays de l’Afrique centrale. L’aventure débute. Le plus célèbre trio du jazz français vient de naître et connaît dès lors un formidable succès public qui ne se démentira jamais.  Quatre ans plus tard, ils repartent sur les routes, cette fois, de l’Afrique du Sud et de l’Afrique de l’Est. On connaît la suite. Ces trois-là auront signé en trois albums réalisés sur une période de 10 ans, parmi les plus belles plages du jazz moderne français.C’est une musique joyeuse, tonique, nourrie des multiples expériences de ces musiciens qui ont côtoyé les plus grands et qui a fait siennes les influences venues de tous les continents. C’est une musique unique, reconnaissable entre toutes, profonde et légère et qui marie de façon incroyable, la tradition américaine, l’âme européenne, la finesse de l’Asie et le rythme de l’Afrique. C’est le plaisir et le privilège de retrouver ces trois virtuoses en corps à corps avec leurs instruments, en communion totale avec le public. C’est un voyage toujours trop vite arrêté où on est embarqué par la force de l’énergie qui circule, la puissance du dire, l’invention, la maîtrise de l’expression et qui nous laisse béats de bonheur.

mardi 22 décembre 2015

Bonnes Fêtes de Fin de l'Année

Que 2016 sera plein de Couleurs et du Jazz que cette splendide peinture par Placide Zéphyr, plasticienne  et membre  des Contemporains Parallèles pendant le Festival de Jazz à Junas 2015



mardi 15 décembre 2015

Concert Santi Debriano à Nîmes par Le Jazz Est Là

Quartet Santi Debriano Domaine du Prieuré d'Estagel; concert par Le Jazz Est Là Nîmes

Santi Debriano contrebasse, Ricardo Izquierdo saxophone, Romain Pilon guitare, Fred Pasqua batterie


dimanche 13 décembre 2015

Lead Belly biberonne Bibb et Milteau


Il y a 130 ans naissait Lead Belly, l’un des trois pères du folk américain, avec Woody Guthrie et Pete Seeger. Egalement inséminateur d’une procession innombrable de bluesmen noirs... et blancs, après la tournée en Europe de 1949. Il mourra la même année. Lead Belly, c’est comme Billie Holiday ou Duke Ellington : il faut être sourd pour ne pas accrocher immédiatement. Lead Belly, c’est le charme instantané. J’en vérifie l’expérience depuis que j’ai appris le fonctionnement d’un électrophone. Découvert en 1933 par le musicologue Alan Lomax, le Louisianais a enchaîné les chefs d’oeuvre. La Bibliothèque du Congrès américain a publié une série précieuse d’enregistrements. L’aura de l’ancien taulard persiste. Dernier passage de relais? A deux figures de la scène française. Un New-Yorkais (à gauche sur la photo), et un Parisien :Eric Bibb et Jean-Jacques Milteau. Le Sunset a accueilli les bluesmen pour deux soirées-hommage au printemps 2015. J’en ai savouré une. Ressorti sur un tapis volant, porté par le feeling du concert. Le disque sort. Un cadeau.

la suit:
http://jazz.blogs.liberation.fr/2015/12/12/lead-belly-biberonne-bibb-et-milteau/

samedi 5 décembre 2015

Heartland, trio de jazz, brelan d'as



(MISE À JOUR : )
Quand, en studio, s’exprime, sans distorsion, la musique intérieure d’un surdoué, une douce chaleur s’empare du corps. Quand il sont trois : un surdoué de la voix (David Linx); un surdoué de la trompette (Paolo Fresu, au milieu); un virtuose de la composition (le pianiste Diederik Wissel, à droite), le plaisir dépasse les délices existants. C’est le cas du CD The Whistleblowers («Les Lanceurs d’Alerte»), que Pierre Darmon, le patron de Bonsaï Music, édite en cette fin d’année si triste. Affirmer que la musique adoucit la peine, pour une fois, ne relève plus du cliché. L’album du trio sort le 13 novembre. Pur hasard, puisque le trio Heartland, né en 2000, finalisa le disque à Meudon en 2014. Quelle consolation d’écouter le lendemain des attentats les 12 compositions du trio (+1 de Montano-Spotti)! Je rencontre David Linx le lundi 16 novembre. Pantalon noir, gilet marine sur tee-shirt gris, l’artiste laisse la colère éclater sur la responsabilité politique des dirigeants du vieux continent : «les jeunes ne savent plus penser. Je les comprends : les gouvernements les ont privé de culture. Ne les protègent plus. Le résultat? Certains ne savent plus ouvrir un livre. Un footballeur ne sait même pas épeler son nom. Sans culture, l’intolérance se répand parmi eux. La rebellion paraît une posture naturelle. Je suis scandalisé. Mon pays d’origine, la Belgique, réserve plutôt les subventions aux marchands d’armes. Guère plus reluisant en France, qui vend pour 8 milliards d’armes aux pays arabes chaque année. Que reste-t-il aux personnes dans le besoin? Sans aller jusqu’à évoquer les gens que la pauvreté renvoie à la rue. Le résultat? Extrêmisme et terrorisme. Daech est une invention de l’occident!»
Le vocaliste se bat avec les moyens à portée : « La notoriété je m’en fous : je ne vais pas changer le monde. J’ai croisé chez mon ami James Baldwin des personnages qui y sont arrivé, Miles Davis, Toni Morrison, etc. Ma voie? Je rentre en moi, avec sincérité, et je rapporte la vie au public. Les gens répondent présent spontanément, parce que ma poésie glisse vers les notes. Je cherche à raconter des histoires qui ne soient pas sans paroles. Quand je donne un cours aux élèves du Conservatoire royal de Bruxelles, je leur inspire une chose en priorité : laissez les mots vous posséder.» Un rêve inabouti : «J’aurais voulu devenir écrivain». A 50 ans, la passion habite toujours David. Le disque, bercé aux battements de coeur de la basse de Christophe Wallemme et de la batterie d’Helge Andreas Norvbalden, se déguste d’une gorgée. Les trois vedettes se sont distribué les compositions par paire. Sans incidence sur l’unité harmonieuse du climat. La musique coule avec aisance. Tension, parfois. Un quartet subtil de cordes (Quartetto Alborrada), adoucit le répertoire. Wissels a concocté des airs présentant une variété et une indépendance rythmique propres. Le bonheur découle des paraphrases et des contrepoints de toute beauté que Linx et Fresu développent sur leurs tempos.
Victoire étincelante de la plénitude sur la bêtise, The Whistleblowerss’inscrit dans la grande tradition du jazz. Sa musique est universelle.
Concert Heartland le 8 décembre au NEW MORNING
CD Linx/Fresu/Wissels -Heartland, The Whistleblowers, Bonsaï Music/Harmonia Mundi